Le dessin comme aide pour la structure et pour la mémoire... appliqué aux contes. Pas pour celui qui l'écoute (encore que!) mais pour la conteur.euse qui travaille son histoire et la mémorise. Le dessin comme souvenir d'un moment intense et magique, c'est en tous cas le retour de Nelly et Christine qui ont reçu ce cadeau.
Contrairement au théatre, il ne s'agit pas de mémoriser un texte mais une trame. C'est ce qui permet d'avoir autant de conte dans la poche sans exploser le cerveau ! La trame est le squelette du conte, si bien que tu le reconnais même si les objets magiques ou le lieu de l'action changent. La trame s'écrit en liste à point avec quelques mots clef à chaque fois.
Lors d'un stage, j'ai côtoyé quatre contes et j'ai fait l'exercice de les dessiner en direct. La chose est faisable car je les avait déjà entendu et que je ne dessine que la trame. Quand même, le temps est limité: 10 min pour chaque dessin, couleurs et mise en page captés en vol.
Conte de Nelly : les trois frères et le voleur
Ici le conte est cyclique, par trois fois il se passe le même processus... ou presque. Je l'ai donc fait proprement une fois (voir le cercle) et j'ai mis en couleur et en mémo ce qui y change à chaque répétition. Nappe, poule et bâton magique pour matérialiser le courage de ces trois frères qui veulent améliorer l'ordinaire de leur famille, pauvre.

Un papillon est présent au début et fin de chaque histoire car Nelly a trouvé ce poétique passage pour transmettre la parole d'une conteur.euse à l'autre ! Il est venu à nous lors de la raconter finale.
Conte d’Étienne : Première transhumance
Écrit et conté par Étienne qui connait les brebis et la montagne, ce conte est ancré dans le territoire alpin. La clochette magique et une fée seront là pour guider Léo qui apprend à écouter le vent et mener ses brebis dans les alpages.

Conte de Christine : Les trous de la pluie et des étoiles
Je m'excuse de la pauvre qualité du dessin par rapport au conte et aux images que nous a partagé Christine, en 10 min, mes crayons n'ont pas su rendre la beauté et les subtilités d'un ciel bas qui se perce et devient haut. Aux femmes et à la fille des nuages, source de l'eau et de vie.

Conte d'Arlette : Fanfaronner sa trouille
L' histoire se passe en Afrique, la peur d'un prince le met dans d'impossible complication, qui se finissent bien grâce à une princesse qui prend les choses en main. Et lui, encore se permet de fanfaronner, sans remettre en cause sa couardise.

Et non, il n'y a pas mon conte puisque je le dis et que personne dans l’assistance a tenté le jeu ! C'est l'histoire d'une rose éternelle qui donne sa magie à qui la verra éclore.